Les fuites sur les toitures photovoltaïques ne sont généralement pas dues à la mauvaise qualité des supports de fixation, mais plutôt à une méconnaissance des spécificités de chaque type de toiture et à l'application d'une méthode d'étanchéité standardisée. De nombreuses équipes de construction percent des trous et appliquent du mastic de la même manière, quel que soit le type de toiture ; si cette méthode peut paraître rapide et pratique, elle entraîne fréquemment des problèmes ultérieurs tels que des infiltrations d'eau, de l'humidité et un décollement du revêtement.
Les différentes structures de toiture varient en termes de matériaux, de méthodes de drainage et de caractéristiques de charge ; par conséquent, les méthodes utilisées pour fixer les systèmes de montage photovoltaïques et les techniques d'étanchéité employées diffèrent également.
I. Toitures plates en béton : importance d'un ancrage sécurisé et d'une membrane d'étanchéité continue
Les toitures plates en béton se caractérisent par leur grande dureté et leur support solide, ce qui en fait le type de toiture le plus adapté au perçage et à l'ancrage. Elles sont couramment utilisées dans les bâtiments industriels et commerciaux, ainsi que dans les maisons individuelles à toiture plate. Cependant, l'écoulement de l'eau y est lent et elles sont sujettes à l'accumulation d'eau, ce qui impose des exigences plus strictes en matière d'étanchéité des trous et d'intégrité du revêtement imperméable.
Pour les installations photovoltaïques, il est recommandé de privilégier l'utilisation de chevilles chimiques pour fixer les cadres de montage. Comparées aux goujons d'expansion, les chevilles chimiques offrent une fixation plus solide et plus durable ; elles réduisent également les espaces autour des trous, limitant ainsi les risques d'infiltration d'eau. Après le perçage, les trous doivent être soigneusement nettoyés et séchés avant l'injection de l'adhésif afin de garantir un remplissage et un compactage complets, sans aucune cavité par laquelle l'eau pourrait s'infiltrer.
Une fois l'ancrage terminé, il ne suffit pas de sceller les points d'ancrage ; un revêtement imperméable couvrant toute la base doit être appliqué. Appliquez plusieurs couches de revêtement imperméable résistant aux intempéries sur la base, la base des boulons et les trous percés, en les étendant vers l'extérieur pour recouvrir la couche d'étanchéité existante. Ceci intègre l'étanchéité localisée à ces points au système d'étanchéité global de la toiture, prévenant ainsi les fuites localisées dues à des réparations ponctuelles ou à des fissures dans la zone environnante.
II. Toits en tuiles émaillées/en terre cuite : Il est strictement interdit de percer des trous au centre des tuiles ; l'accent doit être mis sur le positionnement des tuiles afin d'éviter de telles zones.
Les toitures en tuiles sont constituées d'un matériau fragile, sujet aux fissures, et leur surface émaillée est non absorbante. Percer un trou au centre d'une tuile entraîne inévitablement des microfissures, des infiltrations et des accumulations d'eau par temps de pluie, et ces dégâts sont irréparables. 90 % des fuites sur les toitures en tuiles sont dues à des perçages effectués au mauvais endroit.
L'installation de systèmes photovoltaïques sur les toitures en tuiles vernissées ou en terre cuite doit respecter une règle absolue : le perçage est autorisé uniquement au niveau des joints de recouvrement entre les tuiles ; le perçage au centre de la surface des tuiles est strictement interdit. Ces joints permettent naturellement la dilatation et la contraction, sont moins sujets aux fissures et s'alignent sur les voies d'évacuation des eaux pluviales existantes, minimisant ainsi l'accumulation de pression d'eau.
Parallèlement, il est indispensable d'utiliser des cales d'étanchéité spécifiques pour les crochets de fixation des tuiles et des joints d'étanchéité en caoutchouc. Des entretoises flexibles doivent être employées pour entourer les points de contact métalliques, évitant ainsi la casse des tuiles due à une compression excessive et assurant l'étanchéité par capillarité. L'étanchéité des toitures en tuiles ne repose pas sur des couches épaisses ou excessives d'adhésif, mais plutôt sur un positionnement précis et une protection flexible afin de garantir l'intégrité des tuiles, l'étanchéité des joints et un drainage optimal.
III. Toitures en tôle d'acier à ossature métallique et revêtement coloré : Évitez autant que possible de percer des trous ; lorsque le perçage est inévitable, assurez une double étanchéité.
Les toitures en tôle d'acier prélaquée sont légères, sensibles à la rouille et sujettes à d'importantes variations de température ; il est donc impératif d'éviter tout perçage aléatoire. Soumises à des vibrations et déformations constantes tout au long de l'année, les tôles métalliques sont particulièrement vulnérables aux fissures et au décollement des mastics d'étanchéité classiques. De ce fait, elles présentent le taux de fuites le plus élevé et nécessitent un entretien important.
Par conséquent, l'approche privilégiée pour les toitures en acier prélaqué est une solution de serrage sans trou. En utilisant pinces de toiture spécialisées Pour une fixation optimale sur les ondulations, cette méthode évite d'endommager la surface du panneau ou d'entailler le revêtement étanche existant, éliminant ainsi les risques de fuites et de corrosion à la source. Il s'agit actuellement de la méthode d'installation optimale pour les systèmes photovoltaïques dans les bâtiments industriels.
Lorsque le perçage est inévitable en raison de contraintes d'installation spécifiques, un procédé de double étanchéité doit être mis en œuvre. Ce procédé utilise des rivets étanches spéciaux pour tôles de toiture en acier prélaqué, associés à un ruban d'étanchéité en butyle : les rivets sont munis de rondelles étanches intégrées pour assurer l'étanchéité des trous percés, tandis que la surface est ensuite entièrement recouverte d'un ruban en butyle à haute adhérence. Ce système épouse la courbure des tôles de toiture, résiste aux fissures dues à la dilatation et à la contraction thermiques du métal et empêche les infiltrations d'eau et la corrosion superficielle.